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Des chiffres et des cartes sur la précarité

Des chiffres et des cartes sur la pauvreté et la précarité

Porter un regard statistique sur la pauvreté et la précarité en région Provence-Alpes-Côte d’azur a d’emblée constitué un projet d’envergure. De fait, la création, ex-nihilo, du dispositif régional d’observation sociale n’a vu le jour que grâce à un travail important de conventionnement avec les organismes producteurs de statistiques sociales et à la constitution de groupes de travail régionaux. Les questions présentes dans le débat public sur la pauvreté et la précarité ont également représenté une véritable gageure tout en fixant les jalons de cette étude. Combien et quelle proportion de pauvres et de personnes précarisées résident dans la région ? Comment ont évolué ces phénomènes depuis le début de la période récessive qui a suivi la phase d’embellie économique ? De quelles façons la géographie régionale modèle-t-elle l’intensité mais aussi les formes de la pauvreté et de la précarité ? Quels sont les publics les plus concernés ? Que sait-on de leurs trajectoires et de leurs conditions de vie ?

Face à ces multiples questions qui en ont constitué la toile de fond, cet atlas essaye d’apporter quelques réponses et de combler le déficit de données fiables et récentes sur le sujet. Quelles raisons justifient ce choix de mettre la carte au cœur de la réflexion ?

  • La montée en puissance de la territorialisation des politiques publiques au cours des années 1980 et 1990 et la recomposition en profondeur des territoires de l’action publique (acte II de la décentralisation, nouvelles dispositions relatives à l’intercommunalité) sont indissociables d’une approche spatiale et statistique des inégalités sociales.
  • La compréhension par l’ensemble des acteurs, des formes locales de la pauvreté et de la précarité et l’établissement d’une connaissance partagée, objective et transversale des territoires constituent un enjeu majeur qui ne prend pleinement son sens que complété par un apport plus qualitatif. La prise en compte du vécu quotidien des populations précaires et l’expérience des acteurs de terrain sont des éléments fondamentaux de l’analyse partagée.
  • Enfin, le choix de l’analyse spatiale s’inscrit dans un contexte de profonds remaniements de la géographie humaine (montée de la ségrégation socio-spatiale, péri-urbanisation, essor démographique de l’espace rural, etc.).

Si ce travail s’est donné pour objectif d’appréhender les multiples facettes territoriales de la pauvreté, il ne constitue qu’une première étape d’un processus qui demande à être développé et enrichi par d’autres éclairages, mettant à jour les processus de précarisation liées à certains publics (femmes, immigrés, jeunes et enfants), à certains lieux (quartiers urbains populaires et couronnes péri-urbaines) ou à certains thèmes (travailleurs pauvres, mal-logés, familles monoparentales, etc.).

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