Accueil > L’Atlas Social > Méthodes et sources

Méthodes et sources

Méthodes et sources

Les différentes méthodes pour calculer le taux de pauvreté

D’après les normes statistiques internationales, un individu est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. C’est l’échelle retenue par l’INSEE. Les ménages dont la personne de référence est étudiante sont en général exclus du calcul.
L’INSEE, comme Eurostat et les autres instituts statistiques européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les Etats-Unis ou le Canada) ont une approche absolue. Dans l’approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee le fixe habituellement à 50 % du niveau de vie médian tandis qu’Eurostat privilégie le seuil de 60 % du niveau de vie médian.
L’INSEE utilise pour l’étude de la pauvreté l’enquête nationale sur les Revenus Fiscaux. Cette enquête ne permet pas, pour l’instant, de calculer des taux de pauvreté au niveau régional ou local.
En 2002, d’après l’INSEE, le taux de pauvreté s’établissait en France à 6,0 %, pour un seuil à 50 % du revenu médian et de 12,2 % au seuil de 60 %. Le pourcentage de ménages à bas revenus, au seuil de 50 %, calculé par la CNAF (12,3 % au niveau national en 2002) est nettement plus élevé que le taux de pauvreté calculé par l’INSEE.
Les deux méthodes comportent en effet plusieurs différences majeures :

  • L’INSEE considère l’ensemble des ménages, hors étudiants, tandis que la CNAF étudie les revenus des ménages allocataires de 65 ans ou moins. Or les ménages non allocataires ont globalement des revenus plus élevés que les allocataires.
  • La CNAF utilise une échelle d’équivalence légèrement modifiée, en prenant en compte la situation spécifique des familles monoparentales
  • La CNAF considère le revenu disponible avant impôts, tandis que l’INSEE déduit les impôts directs du revenu disponible. Or les impôts tendent à réduire la disparité des revenus disponibles.

Au final, le pourcentage de ménages à bas revenus, au seuil de 50 %, calculé par la CNAF semble assez proche du taux de pauvreté au seuil de 60 % calculé par l’INSEE, mais ce ne sont pas exactement les mêmes ménages qui sont concernés dans les deux cas.

Les données CAF extraites du FILEASC et de la BCA



L’étude statistique des situations de pauvreté et de précarité dans la région PACA a reposé principalement sur des fichiers des caisses d’allocations familiales (auxquelles ont été associées les données des caisses de mutualité sociale agricole). Deux fichiers ont été principalement utilisés : le FILEASC et la BCA.
le FILEASC (fichier des prestations légales et d’action sociale) est extrait annuellement début février sur une situation au 31 décembre de l’année n-1. Il contient des données (264 variables) décrivant l’allocataire, son conjoint, ses enfants, les prestations légales qu’il perçoit, et les aides individuelles d’action sociale dont il a bénéficié. Il est constitué au Centre régional de traitement de l’information (CERTI) à partir des données de CRISTAL, de TIM (hors métropole), de SIAS Aide au Temps Libre (ATL) et du fichier MATAS pour les informations gérées par les applications locales d’action sociale.
Il est créé à partir d’un nombre restreint d’informations provenant des dossiers allocataires pour tous ceux qui sont présents au titre du mois d’observation.
la BCA (base communale allocataires) est annuelle. Elle présente 1 053 variables construites à partir du FILEASC et agrégées à des niveaux géographiques standards : communes, cantons, Caf, département, France métropolitaine.

Comment lire une carte?



Les cartes de ce atlas ont été réalisées sous le logiciel Philcarto, dont l’auteur est Philippe Waniez, chercheur à l’IRD (http://perso.club-internet.fr/philcarto).
Chaque carte comprend différentes informations complémentaires nécessaires à leur lecture : un titre et un sous-titre (1) précise la population ou le phénomène étudié, la période traitée, le type d’indicateurs utilisé (effectif, ratio, taux) et l’échelle spatiale d’analyse ; une légende présente l’effectif total d’individus ou de ménages concernés à l’échelle régional, le maximum et le minimum enregistrés (2). Pour les cartes en symboles proportionnels, des cercles (3) reprenant l’effectif maximal et des valeurs moins élevées permettent de préciser le rapport de proportion entre les effectifs et les tailles de cercle. Le mode de calcul des taux et ratios cartographiés est défini et suivi de la moyenne régionale (4). Une légende présente, pour chaque plage de couleur, l’intervalle de valeurs correspondant (5). les valeurs minimum et maximum donne un premier aperçu de la variation des taux. La délimitation des classes (discrétisation) a été réalisée dans la majorité des cas en utilisant la méthode de Jenks qui vise à mininiser la variance intra-classes et à maximiser la variance inter-classes. Un histogramme des valeurs (6) permet d’observer la distribution et de positionner chaque classe par rapport à l’ensemble des valeurs. Le pourcentage indiqué renvoie à la proportion d’unités spatiales sur l’ensemble concernées par la classe : dans cet exemple, un tiers des communes de la région ont une proportion d’allocataires du RMI inscrits depuis plus de 5 ans comprise entre 25 % et 34,2 %. Enfin, la source des données (7) permet de préciser l’origine de l’information.

 

Les typologies dÉmographiques communales à partir d’analyses multivariÉes

Deux cartes typologiques communales (cf.  4 et 5 p.11) ont été réalisées à partir des indicateurs démographiques (groupes d’âge et types de ménage). Elles résultent d’une analyse de composantes principales (A.C.P.) basée sur les variables actives listées ci-dessous suivie d’une classification acendante hiérarchique. Ce procédé statistique permet de regrouper, selon les variables choisies, les communes en un nombre restreint de classes homogènes et bien distinctes. Au vu des composantes démographiques et de leurs évolutions entre 1990 et 1999, des profils-types ont pu être cernés et associés à chaque commune. Différents algorithmes d’agrégation existent : la méthode de Ward a été retenue parce qu’elle assure une bonne homogénéité intra-classes et une grande hétérogénéité inter-classes.

 Variables actives prises en compte dans la typologie de la carte 4 

intitulée “Structure et évolution des communes selon la part des grands groupes d’âge entre 1990 et 1999”.

 

  • % de personnes âgées de moins de 20 ans en 
  • % de personnes âgées de moins de 20 ans en 
  • % de personnes âgées entre 20 et 59 ans en 
  • % de personnes âgées entre 20 et 59 ans en 
  • % de personnes âgées de 60 ans et plus en 
  • % de personnes âgées de 60 ans et plus en 1999

Variables actives prises en compte dans la typologie de la carte 5

intitulée “Structure et évolution des communes selon la part des types de famille et de ménage entre 1990 et 1999”.

 

  • % de familles monoparentales sur l’ensemble des ménages en 
  • % de familles monoparentales sur l’ensemble des ménages en 
  • % de familles de 3 enfants et + sur l’ensemble des ménages en 
  • % de familles de 3 enfants et + sur l’ensemble des ménages en 
  • % de couples ayant de 1 à 2 enfants sur l’ensemble des ménages en 
  • % de couples ayant de 1 à 2 enfants sur l’ensemble des ménages en 
  • % de couples sans enfant sur l’ensemble des ménages en 
  • % de couples sans enfant sur l’ensemble des ménages en 
  • % de personnes seules sur l’ensemble des ménages en 
  • % de personnes seules sur l’ensemble des ménages en 1999